Le point de vue de l’un n’est pas celui de l’autre

Ce mois-ci, je vais tenter de vous démontrer que le point de vue de l’un n’est pas nécessairement celui de l’autre !
Samedi,  je suis allé voir le musée de l’Organe plus communément appelé La Demeure du Chaos à Saint-Romain-au-Mont-d’Or, un petit village au Nord de Lyon.
C’est un musée d’art contemporains et effectivement… c’est le chaos. Je vous laisse regarder les quelques photos que j’ai prise.
La commune s’oppose depuis des années à cette œuvre monoparentale de l’artiste, Thierry Ehrmann ; il est vrai que cela tranche nettement avec les demeures alentour. A l’origine, c’était un ancien relais de poste du XVIIe siècle.
Pour aller à ce musée, ce n’est pas simple : une multitude de petites rues, une myriade de rétrécissements à sens prioritaires, de dos-d’âne, sur des kilomètres… ce qui s’apparente pour moi à un véritable chemin chaotique !!

D’un côté, je vois donc une demeure, délimitée, avec un chaos organisé, dans une enceinte, d’œuvres diverses par des artistes, et de l’autre je vois également un chaos de routes entre toutes les constructions qui lui n’est pas organisé mais qui est aussi une œuvre collective. Question donc de point de vue…

Et comme c’était mon week-end artistique, dimanche au retour j’étais au salon d’art contemporain, Art3f,  à Lyon.

En m’arrêtant devant quelques tableaux à un stand d’un galeriste, ce dernier m’interpelle en me disant qu’il était possible de payer en plusieurs fois, qu’il y avait plusieurs formats et donc pour tous les budgets, etc. L’artiste, qui n’était pas présent, semblait n’avoir aucune importance. Ce qui comptait seulement à ces yeux, c’était de vendre une œuvre !
A un autre stand, j’ai croisé un artiste qui m’a présenté ses sculptures en bronze. Il m’a invité à les soulever, m’a expliqué son travail, mais jamais il n’a parlé de prix.
Si ces deux personnes étaient au même salon, chacune d’entre elle était “câblée” différemment. Un vendeur et un créateur.
Ces anecdotes sont justes là pour vous expliquer que lorsque l’on fait un site web, il faut prendre en compte que le commanditaire du site est dans son monde, nous dans un autre, et les visiteurs et clients du site seront tous dans un monde qui leur est propre.
Il faut donc ouvrir nos œillères naturelles et aller capter chacun dans son monde avec des codes qui leur parleront : termes, des visuels, des tournures de phrases, etc. Penser le point de l’autre.